Image Image Image Image Image
Scroll to Top

To Top

Introduction

 

“Les transcriptions”

 

Transcrire : un simple exercice de style ?

 

À première vue, ce pourrait être la transposition d’un texte musical originel au cœur d’une formation instrumentale différente, la présentation d’une œuvre dans l’essence de son discours sans forcément s’attacher à en énoncer tous les segments, toutes les facettes et par là même adapter, voire réduire : transcrire du piano à l’orchestre ou de l’orchestre au piano par exemple…

Mais la transcription qui a connu son âge d’or au XIXe siècle laisse place à des perspectives qui nécessitent une réflexion, un regard sur l’esthétique du texte.

La part de la liberté créative que le “transcripteur” peut s’accorder par rapport aux contraintes posées par le compositeur prend le parti d’animer l’œuvre en vue d’une autre expérience d’écoute.

La valeur artistique s’y trouve plus grande, car cette “re-création” nécessite l’écoute, l’appréciation du monde et de l’environnement qui nous entoure ; cette inspiration si différente selon les époques qui modifie ainsi l’expression des émotions et interprétation d’une pensée.

À la différence de l’arrangement qui repose sur la maîtrise d’une technique, sur l’utilisation de certains codes, la transcription, moins concrète, se définit par la traduction de manière personnelle des intentions d’un auteur : la reformulation d’un objet sonore dans la langue de son époque.

Cette action faite d’échos, d’impressions idéelles, de mouvements épars de l’inconscient, d’une prise de conscience du silence qui règne autour de soi se révèle être assez proche de la composition.

 

Christian Rivet, directeur artistique du festival

 

Artistes invités de l’édition 2017…

Voir le programme

4+jo4b/LLVkXb+LzlUrmHEPNZRI70oPeK7G6V6gQJB4=