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25

Oct
2018

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Souvenirs d’Eté

On 25, Oct 2018 | In 2018, Actualités, Amis, Musique | By VSA

Une édition rayonnante
L’édition 2018 fut pleinement estivale, solaire et chaleureuse.

Pour l’ouverture du Festival, nous avions rendez-vous au théâtre municipal d’Autun. Une occasion de découvrir la façade rénovée et de goûter à l’acoustique si propice à la musique de chambre de ce théâtre à l’italienne.
Avec le quatuor Van Kuijk, le public, venu très nombreux, a vécu une soirée d’intenses émotions. Si les dynamiques interprétations de Mozart et Schubert reçurent un bel accueil, la pièce contemporaine de Nishimura n’en fut pas moins appréciée.
La preuve que des musiques exigeantes portées par de grands artistes sont accessibles au plus grand nombre.

Mercredi, à l’église de Montaron, la coopération entre associations a permis de multiplier l’assistance au-delà des chaises disponibles.
Avec ce concert de Margot Messler et Marianne Salmon (école supérieure de musique de Bourgogne Franche-Comté), organisé en collaboration avec « La Ronde des Arts en Morvan », l’initiative de conjuguer musique et exposition sur un même lieu a été plébiscité par le public.
L’après-midi s’est poursuivi avec nos amis du Cercle Diogène, qui nous recevaient comme chaque année, à la salle Sidney Bechet de Saint-Honoré-les-bains.
Le violoniste virtuose David Petrlik nous a convié à une excursion parmi les pièces historiques du violon solo. De Bach, Paganini, à Boulez, l’assistance a suivi avec bonheur cette histoire vivante de la musique.
L’après-midi s’est achevée avec nos autres partenaires de Sceni qua non et la projection du film de Manoel De Oliveira, « l’étrange affaire Angélica » .
Comme chaque soir, une heure avant le concert, nous avons pu apprécier les  « propos d’avant-concert » de Claude Hermann (journaliste et historienne de la musique). Donner des clés d’écoute et contextualiser les œuvres jouées sont apparus comme des demandes partagées par de nombreux fidèles du Festival.

Le soir, l’église de Millay était pleine pour recevoir « les vingt regards sur l’Enfant Jésus » et Roger Muraro. Avec cet intime de la musique d’Olivier Messiaen, les voûtes de Saint-Maurice furent successivement balayées par des nuées colorées et d’immenses vagues sonores. Une expérience sensorielle totale, qui bouleversa le public.

Nous avons ouvert la troisième journée sur les hauteurs du Morvan (Saint-Léger-sous-Beuvray). Avec nos fidèles partenaires de la Maison du Beuvray, nous avons accueilli le quatuor de clarinettes « Le Chat Perché » (École supérieure de musique de Bourgogne-Franche-Comté). En résidence dans ce magnifique lieu, cet ensemble nous avait préparé un riche programme. Le public ravi de cette introduction à une nouvelle journée a été invité à poursuivre à l’église de Millay.
La chaleur caniculaire n’a pas arrêté les passionnés du piano. Nazanine Yalda et Mathilde Claude ont notamment enthousiasmé l’assistance, surchauffée par la version quatre mains du Sacre du Printemps. Cet exercice du quatre mains, plaisir partagé des yeux et de l’oreille se conjuguait opportunément avec notre thème du Regard dans la musique.
Donner la parole à un compositeur et découvrir la genèse de ses œuvres, c’est le but recherché de la séquence « Entretiens ». Eric Tanguy en compagnie de Christian Rivet et Claude Hermann ont échangé pendant une heure, autour des joies et mystères de la composition. En toute simplicité et bienveillance, Eric Tanguy est parvenu à nous entretenir de la complexité et de la gravité de la création.
Jeudi soir…Quel duo ! Suzana Bartal et Josef Spacek nous ont fait entendre une complicité inouïe dans chacune des œuvres. (Prokofiev, Tanguy, Brahms). Autre moment fort de cette soirée, Suzana a créé en première mondiale la composition d’Eric Tanguy, commandé par le Festival.

Vendredi midi, Samuel Bonny, issu du Conservatoire de musique et d’art dramatique de Nevers, a pu exprimer son jeune talent sur le grand Steinway de concert resté pour l’occasion à l’église de Millay.

Un bel après midi de musique et de culture nous attendait au Musée archéologique de Bibracte.
Lors de sa conférence, Claude Hermann a explicité et illustré le thème du Festival : le regard dans la musique. Puis les équipes de Bibracte ont pris en charge le public de la conférence pour les initier aux différents projets et trésors du musée.

Dans le musée reconfiguré en salon de musique, Laurence Dreyfus et Heidi Gröger nous ont offert un concert intime de musique anglaise du début XVII ième siècle. Ce magnifique duo de violes de gambe a tissé délicatement les fils du temps, créant un univers de correspondances avec les vestiges de Bibracte.
Comment imaginer la prodigieuse variété des musiques produites par une seule flûte ? Il suffit de la confier à Mario Caroli, dont le souffle devient musique.
Pour le public, la découverte de cet immense artiste sensible et virtuose fut une découverte. C’est sans doute dans l’exécution des œuvres les plus contemporaines que Mario Caroli a conduit le public de surprise en surprise , jusqu’à l’enthousiasme.

Samedi, « L’horizon » nous a reçu à Luzy pour ce dernier concertino de midi. Belle affluence au « tiers lieu » pour entendre le marimba d’Anne Cardinaud, dont une création originale de l’artiste .
Retour à l’église de Millay et saut dans le temps, avec « les Joueurs de Traverse », qui nous firent découvrir des pièces de la musique Renaissance.
Pour conclure le cycle des grands concerts du soir à Millay, l’ensemble de violes Phantasm a fait vibrer les voûtes et le public de l’église. Musique finement ciselée, douces harmonies et résonances qui parlent aux tréfonds, laissèrent le public en état d’apesanteur.

C’est la salle des fêtes de Luzy qui recevait dimanche l’Orchestre d’Harmonie de Luzy et son chef Yann Bail.
Après ce beau final en musique, avec un effectif toujours rajeuni, l’association des villes Françaises (AVF) et la municipalité de Luzy nous ont conviés à un bien agréable cocktail.
Ce fut encore une fois, l’occasion de riches échanges avec le public et avec la satisfaction exprimée, une vraie récompense pour les organisateurs.

27

Août
2018

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By VSA

Naissance du Festival

On 27, Août 2018 | In Actualités, Amis, Partenaires | By VSA

Un bel hommage à la Présidente honoraire et fondatrice du Festival

L’édition 2018 du Festival s’est clôturé avec le concert de l’orchestre d’harmonie de Luzy A cette occasion Madame Anne Marie Dumont, élue au Conseil Régional nous a assuré du soutien de la Région dans le développement de notre projet culturel. Anne Marie Dumont s’est aussi exprimée en tant que membre de l’équipe qui participa à la naissance de notre manifestation. Elle a rendu un bel hommage à Madame  Hélène Dollet fondatrice de notre association.

Madame le Maire, chère Jocelyne, Madame la Présidente, chère Hélène, Mesdames, Messieurs, chers amis

Ce 17° festival s’achève et de belle manière. Par un concert de l’Harmonie Municipale de Luzy. Je suis ravie de le partager avec vous.

Le temps passe vite

Du 4 au 11 août 2002, la toute jeune association « Eté Musical en Sud Morvan » organisait son 1er festival de musique classique dans les églises romanes de Ternant, Sermages, Poil et au château de Poussery à Montaron.

Et, j’avais le privilège, de participer à cette belle aventure, en tant que membre du bureau.

L’objet de cette association, était d’assurer, l’organisation de festivals de musique classique, dans les églises romanes du Sud Morvan. Allant, du canton de LUZY aux cantons de Fours et de Moulins-Engilbert.

Ce 1er festival avait accueilli 371 personnes… …Un grand merci à nos familles et amis….Afin de le rendre plus attractif, nous y avions ajouté un volet patrimoine. Nous proposions des visites guidées, destinées à faire découvrir l’histoire de la commune qui nous accueillait. Le guide n’était autre qu’Hélène bien sûr, un guide référencé aurait mis à mal nos finances. Ces ballades initiatiques et sympathiques, ont connu un franc succès.

Nous allions d’églises en églises, de monuments classés en site remarquable : la grande halle des maîtres verriers de Fours, la chapelle St Michel à Rémilly avec sa source de dévotion et bien d’autres….Cette itinérance nous a parfois réservé quelques surprises, je pense au concert du Prieuré de Commagny.

Il faisait chaud ce soir-là et les instruments se désaccordaient rapidement. Mais les musiciens, imperturbables égrenaient les fausses notes avec autant d’allégresse que si elles avaient été justes. C’était terrible……Les spectateurs s’éclipsaient les uns après les autres. … Après l’entracte nous étions seuls….

Il y eu aussi de beaux et riches moments :les concerts de clôture au château de Poussery étaient de ceux-là. De merveilleux et talentueux artistes. La magnificence des lieux alliée à la pureté de la musique ou l’inverse, faisaient de ces concerts de purs instants de grâce,

Ces instants, qui vous font dire « ô temps suspends ton vol, et vous heures propices suspendez votre cours…… »

Dussè-je mettre à mal votre modestie, chère Hélène, je ne peux pas ne pas évoquer, la naissance de cette association atypique en Sud Morvan. Il fallait faire montre d’audace, pour proposer des concerts de musique classique dans des lieux aussi insolites et sur ces territoires éloignés de l’offre culturelle. Mais vous l’avez eue cette audace Hélène, cette persévérance, cette ténacité qui font qu’aujourd’hui je retrouve ma p’tite assos transformée en une dynamique et brillante association avec son festival « le Vent sur L’Arbre » avec le rayonnement et la notoriété que nous lui connaissons.

Je ne peux que m’en réjouir et vous féliciter vivement

Je ne vais pas m’attarder sur la programmation de votre festival qui, comme à son habitude, fait la part belle aux artistes de renom. Je soulignerai cependant, la créativité qui vous anime avec cette année, la coopération avec les conservatoires de Besançon et Chalon-sur-Saône. Un nouveau partenariat est mis en place avec l’association et le festival « la ronde des arts en Morvan » pour un regard artistique autour de la peinture et de la sculpture.

La Région, est attentive et à l’écoute de telles initiatives. Depuis 17 ans elle vous assure de son soutien indéfectible. Elle est votre partenaire privilégié. L’équipe réunie autour de M.G. Dufay, à, à l’heure, où de nombreuses collectivités revoient leurs crédits à la baisse, décidé de sanctuariser le budget culture. Votre subvention a même été revue à la hausse.

Pourquoi cet engagement ? Pour construire notre belle et grande Région, nous nous devons de lutter contre les inégalités et consolider tout ce qui nous permet de renforcer les liens qui nous unissent, la culture est l’un de ces vecteurs du vivre ensemble.

Nous en avons fait, l’un de nos engagements de campagne…. La culture, qu’elle soit musicale ou autre, participe à notre épanouissement, au développement de nos connaissances, elle est fédératrice et crée du lien social.

Mais, la culture, n’a de sens que si elle est partagée. Ce festival en est un parfait exemple.

Félicitations et un très grand bravo à tous pour cette 17° édition.

Je vous remercie et m’efface, pour laisser place à la musique.

Partenaires du Festival

En cette fin de matinée, l’équipe du Festival recevait ses partenaires au château de Magny

Pour cette édition 2018, la résidence des musiciens se déplace à Magny. Valérie de Saint Maur a présenté à nos partenaires, réunis pour l’occasion, les différents lieux où les artistes pourront se restaurer, répéter et se reposer. En quittant Chevrette pour Magny, nous restons au cœur des paysages morvandiaux de Millay. L’église, principal lieu de concert de notre semaine musicale n’est pas très loin et les artistes ne seront pas retardés par les embouteillages. Nos élus se sont félicités du dynamisme culturel du Sud-Morvan.  Ce foisonnement de projets artistiques, portés par des associations engagées est une véritable « marque de fabrique » de notre territoire. L’équipe du Vent sur l’Arbre est heureuse de concourir à cette intense vie locale. En proposant comme chaque année, une riche programmation servie par de grands artistes de renom, nous sommes fiers de montrer que les projets culturels exigeants sont possibles dans la ruralité.

  

Evénement partenaire

L’association La ronde des arts en Morvan ouvre son édition 2018 par un concert à l’église de Préporché.

Concert « Le Hyléores, un voyage boisé au siècle des Lumières”

Amandine Calige violon, Geneviève Pungier traverso

Vendredi 27 juillet 18h à l’église de Préporché.

Par le choix des artistes invitées nous sommes heureux de coopérer au lancement de cette semaine de manifestations artistiques. En cette première semaine d’août, la Ronde des arts nous propose de découvrir le travail de peintres, sculpteurs et photographes de talent. Ces artistes seront exposés dans de nombreuses églises de notre communauté de  communes élargie (Bazois Loire Morvan).

––––––––––––––––––––––––—

Le mercredi 1er août à 12h à l’église de Montaron, un concertino sera donné dans ce lieu d’exposition. Margot Messler, Marianne Salmon (chant soprane/guitare) ouvriront cette journée qui se poursuivra à Saint Honoré avec le Cercle Diogène, puis en soirée à l’église de Millay. Après le concertino, La Ronde des Arts nous proposera un cocktail champêtre (6€), afin de prendre des forces pour la suite du voyage musical.

Il est bon de réserver au 06 68 40 82 69

Concert Viviane Hasler et Maren Gamper au Château de Magny

On 04, Juin 2018 | In 2018, Actualités, Chant lyrique, Musique, Non classé, Piano | By VSA

VIVIANE HASLER soprane MAREN GAMPER piano

Dimanche 24 juin 2018 à 18h

au Château de Magny à Millay, pendant l’évènement

“Les arts au jardin”

Présentation du programme du festival

“Le vent sur l’arbre” en ouverture.

PROGRAMME

Reynaldo Hahn (1874-1947)
– A Cloris
– Pholoé

Cécile Chaminade (1857-1944)
– Ma première lettre

Maren Gamper (*1984)
– Encerclé

Cécile Chaminade (1857-1944)
– Villanelle
– Viens! mon bien-aimé
– Je voudrais…

W.A. Mozart (1756-1791)
– Piano Concerto no. 23, adagio
– Basta, vincesti… Ah! non lasciarmi

Claude Debussy (1862-1918)
– Nuit d’étoiles

Cécile Chaminade (1874-1947)
– La lune paresseuse

Reynaldo Hahn (1874-1947)
– Si mes vers avaient des ailes

Maren Gamper (*1984)
– Laissé passer

Reynaldo Hahn (1874-1947)
– L’énamourée

Eric Satie (1866-1925)
– Je te veux

Reynaldo Hahn (1874-1947)
– L’heure exquise

Château de Magny, 58170 MILLAY

Localiser sur Google maps ici

Renseignements : site web du Château / e-mail

Tél : +33 (0) 6 63 43 28 63

Paloma Kouider & Fanny Robilliard sortent un très bel album !

On 20, Nov 2017 | In Actualités, Amis, Musique, Nouveautés, Piano, Violon | By VSA

NOUVEAUTÉ !

La violoniste Fanny Robilliard et la pianiste Paloma Kouider poursuivent leur carrière chambriste entamée avec le trio Karénine et explorent le répertoire des sonates pour violon et piano du XXe siècle.

Les chefs-d’œuvre bien connus de Debussy et Ravel côtoient deux partitions plus rares de Reynaldo Hahn et Karol Szymanowski. Le poignant Nocturne de Hahn apporte un contrepoint encore romantique à la modernité plus affirmée des deux géants de la musique française. Leurs deux sonates sont placées tels deux piliers marquant l’ouverture et le finale de ce disque. Au centre, les Mythes de Szymanowski et leurs accents d’avant-garde enrichissent l’expérience sonore.

> Voir détails sur le site du label evidence

 

> Teaser de l’album

 

 

15

Oct
2017

In Actualités
Musique

By VSA

Bilan édition 2017

On 15, Oct 2017 | In Actualités, Musique | By VSA

Douze concerts :

découvertes et émotions

 

Les cieux ne furent pas cléments pour accueillir le premier concert « Jeunes Talents » de la semaine de Festival. Mais il en fallait plus pour décourager le public nombreux qui s’était déplacé au musée de Bibracte pour écouter l’accordéoniste virtuose, Thibault Trosset. Un peu serré sous l’amphithéâtre couvert, le public a vite crée autour du jeune artiste un chaleureux écrin d’écoute. Après des transcriptions de pièces de Mozart pour orgues mécaniques, le concert se poursuivait avec György Ligeti. Une double occasion de découvrir la musique allègre de ce compositeur et l’extraordinaire capacité de l’accordéon à servir ces partitions. Après trois rappels enthousiastes, le beau temps était revenu sur Bibracte.

Le mardi soir, avec la programmation de Vassilena Serafimova, nous avons proposé une « première » à l’église de Millay : un concert de percussions.

De création originales en Rebonds avec Xénakis puis chaconne de Bach, Vassilena nous a fait vibrer au rythme du bel échantillon de « percus » installées dans la nef. Les pièces jouées au marimba ont conquis le public peu habitué à voir autant qu’à entendre cet instrument spectaculaire. La performance musicale et chorégraphique de cette artiste, son intense engagement ont enflammé l’église et démontré que ce répertoire est accessible à tous lorsque qu’il est interprété avec passion.

 

Comme chaque année, nous avons retrouvé Saint-Honoré-les-Bains pour le concert du mercredi après-midi de l’ensemble Sarbacanes. Quatre « Jeunes Talents » sur instruments anciens ont transformé, pour le plaisir de tous, la salle Sydney Bechet en salon de musique du Roi Louis XIV. Entrelaçant les différentes pièces transcrites, de présentations du contexte de composition des œuvres, les musiciens nous ont appris sur la musique de l’époque et éclairé sur la vie de François Couperin .

La soirée du mercredi était consacré à J.S Bach servi par le violoncelle baroque de Markku Luolajan-Mikkola. En accord avec le thème de notre seizième édition, Markku nous a proposé dans une première partie des transcriptions de pièces pour violon. Ce fut une expérience un peu dépaysante pour nos oreilles de découvrir ces œuvres jouées au violoncelle. Poursuivant par des suites écrites pour l’instrument, ce musicien exigeant a conquis les nombreux passionnés de la musique du Cantor de Leipzig, venus pour l’occasion.

 

Avec la « singulière journée », nous avons fait le pari d’intéresser le public à trois concerts successifs autour du piano.

En début d’après midi, Mathilde Marsal (violon) et Malo Courbaron (piano) « jeunes talents » prometteurs nous ont donné à voir le plaisir de la musique de chambre, comme à entendre le plaisir à jouer ensemble. Avec un riche programme coloré, le duo a ouvert l’appétit aux nombreuses oreilles déjà présentes.

L’intense complicité de Claire Désert et Emmanuel Strosser, à quatre mains, a illuminé  le concert suivant. Le programme Schubert, entrelacé en écho de pièces de Kurtag a ravi le public, qui a fait un triomphe à ces interprètes d’exception. L’élégante chorégraphie des quatre mains sur le clavier ajoutait encore à la totale réussite de ce beau moment du Festival.

Mais l’appétit des amoureux du piano restait grand ouvert pour accueillir le récital de Geoffroy Couteau. Une grande programmation romantique nous a été offerte pour ce concert du soir, Liszt, Schumann et Brahms. En présence du compositeur Rodolphe Bruneau-Boulmier, ami fidèle du festival, Geoffroy nous a donné à entendre de nouvelles pièces de Rodolphe. Comme pour souligner l’harmonie de cette journée, nous avons assisté à un épisode de confraternité entre pianistes. Suite à un incident avec sa partition numérique, Geoffroy a pu compter sur Claire qui s’est spontanément improvisée, tourneuse de page.

 

Notre ambition avec les concerts « jeunes talents » est de donner à des artistes en début de carrière, l’occasion d’exprimer leurs talents dans les meilleures conditions. Vendredi après midi, ce fut une véritable révélation que d’entendre la pianiste Fiona Mato dans les pièces de Liszt, Busoni (transcription de la chaconne de JS Bach) et la création de la composition d’Alexandros Markéas, commande du Festival. Nous serons probablement heureux dans plusieurs années d’avoir accueilli cette artiste pleine de promesses.

« Outre Mémoire », expérience sensorielle autour de la mémoire de la traite négrière, nous a conduit vendredi soir sur le rivage réputé difficile de la musique contemporaine. Or, c’est bien un long choc émotionnel que cette musique a produit sur le public. La violence de la traite négrière, l’arrachement des ces hommes à un continent, toutes ces victimes laissées à la mer, l’aspiration à la liberté par la fuite dans la forêt ont repris forme musicale ce soir là à l’église de Millay. Barbarie transposée en œuvre artistique par Thierry Pécou, pour que l’on n’oublie pas.

 

C’est la salle des fêtes de Luzy qui recevait samedi l’Orchestre d’Harmonie de Luzy et son chef Yann Bail. Au premier regard on remarquait le rajeunissement et le renforcement de l’effectif, mis en valeur par le dispositif scénique. Le programme coloré Gershwin, Piazzola, Williams comprenait aussi des pièces plus classiques de Nielsen, Bruckner et Fauré où la formation a pu démontrer sa capacité à tout jouer avec bonheur.

Le concert du samedi soir était une évocation des nuits d’été, particulièrement les hispaniques. Au programme les Grands d’Espagne étaient convoqués (De Falla, Nin, Turina, Fernandez Arbos…). 

Le Trio Karenine a rapidement entraîné l’assistance dans sa fougue juvénile, donnant des accents méditerranéens à cette soirée bourguignonne. En seconde partie avec le trio de Ravel, monument de la musique de chambre, les Karenine nous ont offert une splendide interprétation qui a fini d’enthousiasmer le public pour ce dernier concert à l’église de Millay.

 

Pour remercier l’équipe municipale et Jocelyne Guerin de leur engagement continu à nos côtés, nous avons souhaité cette année clôturer la semaine de festival à Luzy.
C’est à « guichet fermé » que le spectacle de cabaret-concert “Bye Bye Berlin”

a été présenté par le Quatuor Manfred accompagné de Marion Rampal au chant et Raphaël Imbert au saxophone. Évocation des années sombres de la montée du nazisme, hommage aux artistes compositeurs contraints à l’exil, éloge de la liberté en musique, c’est tout cela qui nous a été donné à entendre, servi par l’émouvante voix de Marion Rampal.

 

Heureux de ces derniers applaudissements nourris, l’équipe du Festival a donné rendez-vous au public pour la dix-septième édition en 2018.

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