Mardi 2 août 2011
21h : église de Millay – Concert
Plein tarif 16€ / tarif réduit 12€
Jan ORAWIEC
Violon
Jan Orawiec est né en 1977, il commence ses études de violon à l'âge de sept ans au conservatoire de Gdansk dans la classe de Maria Langowska. Dès 1988, il remporte le premier prix aux concours nationaux de Malbork et Holstin puis multiplie les prix et concours internationaux. En 1997, il est admis en cycle de perfectionnement au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Boris Galitsky. Depuis 1999, Jan Orawiec poursuit une carrière internationale à la fois comme soliste et comme interprète de musique de chambre : Allemagne, Russie, Italie, France, Pologne.
Programme :
• Johann Sebastien Bach (1685-1750) : Chaconne (1723).
La Chaconne est le cinquième mouvement de la deuxième partita pour violon seul de Johann Sebastien Bach. Extrêmement longue, plus de quinze minutes, elle comprend des passages d'une variété et d'une richesse extraordinaire. La Chaconne est considérée comme une apothéose du répertoire pour violon seul, car elle couvre pratiquement tous les aspects du jeu connus de l'époque où elle a été écrite. Aussi, elle est considérée comme une des pièces les plus difficiles à exécuter sur cet instrument. La Chaconne est habituellement exigée dans les examens ou concours de violon.
• Eugène Ysaÿe (1858-1931) :
Sonate pour violon seul n°3 « Ballade » (1924).
Les six sonates pour violon seul d'Eugène Ysaye sont un monument de la technique moderne du violon. Les esquisses furent réalisées en 24 heures en 1923. La sonate no 3 est dédiée à Georges Enesco. Elle ne comprend qu'un seul mouvement.
• Sergueï Prokofiev (1891-1953) :
Sonate pour violon seul op 115 en ré majeur (1947), 13min.
La sonate pour violon de Sergueï Prokofiev est écrite pour violon seul ou plusieurs violons à l'unisson. En effet, l'Union Soviétique préfère les œuvres collectives aux performances d'artistes. Mais lorsque Prokofiev en achève l'écriture en 1947, le gouvernement soviétique récuse toute forme progressive dans la composition musicale. Cette sonate ne sera jamais interprétée du vivant de Prokofiev. La sonate pour Violon est représentative de l'écriture musicale utilisée par Prokofiev sur la fin de sa vie : un style plus simple et direct qui va à l'essentiel.
• Niccolo Paganini (1792-1840) : 24e Caprice (1817).
Les caprices composés par Paganini sont un concentré de difficultés techniques extrêmes en plus d'être nouvelles pour l'époque. Les caprices, et surtout le 24e furent une source intense d'inspiration et de transcription pour les compositeurs des XIXe et XXe siècle.
• Krysztof Penderecki (né en 1933) :
Cadence pour Alto seul (1984).
Transcription pour violon seul de Christiane Edinger (1987).
Mercredi 3 août 2011
17h : église de Millay – Concert découverte
Plein tarif 10€ / tarif réduit 8€
Elodie SOULARD
Accordéon
avec la participation de
Jan ORAWIEC, violon
Née en 1986, Elodie Soulard reçoit en 2002 son premier prix d’accordéon au Conservatoire du XIIe arrondissement de Paris. Ensuite elle enchaîne les prix et récompenses internationales. Elodie est régulièrement invitée en tant que soliste à se produire sur les grandes scènes internationales : Salle Pleyel, Folles journées de Nantes, Festival 1001 notes, Festival de l’Empéri, Tokyo International Forum (Japon), Bibliothèque des langues étrangères de Moscou, Philharmonie de Rostov-sur-le-Don (Russie). Elle a pour partenaires de musique de chambre Emmanuel Pahud, Laurent Korcia, Yuri Shishkin, mais aussi le violoncelliste Raphaël Pidoux avec qui elle a enregistré un disque sous le label Integral
La programmation d'Élodie Soulard, jeune accordéoniste virtuose, fait écho à la Fête de l'Accordéon qui aura lieu à Luzy les 13, 14 et 15 août à Luzy
Programme :
• Nikolaï Rimski-Korsakov (1804-1908) : Procession des Princes extrait de l'opéra Mlada de (1880). Transcription pour accordéon de Yuri Shishkin
Rimski Korsakov est l'un des plus grands compositeurs russes de la seconde moitié du XIXe siècle. Il est particulièrement connu et apprécié pour sa tendance à utiliser des thèmes extraits du folklore populaire ou des contes, ainsi que pour ses remarquables talents d'orchestration. La « Procession des princes » extrait de l'opéra Mlada est un des airs les plus connus de Korsakov.
• Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonates K9, K10, K87 et 82 pour piano. Transcription pour accordéon d'Elodie Soulard
Domenico Scarlatti est un compositeur baroque et claveciniste virtuose italien. Contemporain de Haendel et de Bach, il a composé 555 sonates pour clavecin d'une originalité exceptionnelle. Chez Scarlatti, une « sonate » est une pièce de coupe binaire avec reprises.
• Hector Berlioz (1803-1869) : « Entrée des constructeurs » et « Combat de Ceste » extraits de l'opéra « Les Troyens » (1863). Transcription pour accordéon d'Elodie Soulard
L'opéra « Les Troyens » composé entre 1856 et 1858. Bien que d'une composition originale, l'œuvre intégrale n'est que rarement représentée compte-tenu de sa durée (4 heures) mais aussi de l'importance des moyens à mettre en œuvre (décors, effectifs d'orchestre et chorales).
• Edvard Grieg (1843-1907) : « Ruisseau » extrait de la pièce lyrique pour piano op62 (4e pièce du livre VII) (1867). Transcription pour accordéon de Yuri Shichkin
Grieg, compositeur et pianiste norvégien, est un maître incontesté des pièces à caractère lyrique très en vogue à la fin du XXe siècle. Il compose, tout au long de sa carrière, un total de 66 pièces lyriques.
• Viatcheslav Semionov (né en 1946) :
Belolitsa Kruglolitsa pour accordéon seul
Russe, Semionov est né en 1946. Accordéoniste, il débute sa carrière internationale à l'âge de 21 ans. Ses compositions pour Bayan (accordéon chromatique) sont reconnues et interprétées partout dans le monde.
• Anatoly Kusiakov (1945-2007) :
– Sonate n°6 « Vitraux et cages de la cathédrale Saint Paul de Münster » pour accordéon seul.
– Offrande musicale pour accordéon et violon
Kusiakov, était professeur de composition et d'instrumentation mais aussi compositeur et concertiste de Bayan (accordéon chromatique). Parmi ses compositions les plus célèbres : ses 6 sonates pour Bayan seul.
• Béla Bartók (1881-1945) : Danses populaires roumaines pour piano. Transcrite pour violon et accordéon par Elodie Soulard
Les Danses Populaires Roumaines, écrites par Béla Bartók en 1915 pour le piano s'inspirent de 7 formes de danses populaires. Cette guirlande de courtes pièces caractéristiques invite l'auditeur à un plaisant voyage en terre roumaine.
• Antonín Dvorák (1841-1904) : Humoresque pour piano. Transcrite pour accordéon et violon par Elodie Soulard
Pendant son séjour aux États Unis, alors qu'il est directeur du conservatoire de New-York, de 1892 à 1895, il recueille de nombreux thèmes musicaux populaires. Il s'en inspire pour la composition notamment de la Symphonie du Nouveau Monde mais aussi pour Humoresque.
• Pablo de Sarasate (1844-1908) :
Airs bohémiens pour violon et orchestre de (1883). Transcrit pour accordéon et violon par Élodie Soulard.
Pablo de Sarasate était un violoniste espagnol virtuose parmi les plus célèbres de son époque. Les compositions de Sarasate sont principalement des morceaux brillants destinés à mettre en valeur sa virtuosité. Les airs bohémiens font partie des « Carmen-Fantaisie ». Sarasate s'inspire du célèbre opéra de Bizet pour leurs compostions.
Mercredi 3 août 2011
21h : église de Millay – Concert
Plein tarif 16€ / tarif réduit 12€
Hopkinson
SMITH
Guitare baroque à cinq choeurs
de Joel van Lennep
Né à New-York en 1946, Hopkinson Smith est un luthiste et un guitariste parmi les plus célèbres. Après des études de musicologie à Harvard, il étudie auprès de Emilio Pujol et Eugen Dombois. Il participe à la création de l'ensemble Hesperion XX et travaille aux côtés de Jordi Savall pendant une dizaine d'années. Il se consacre ensuite essentiellement au répertoire soliste pour luth, théorbe et guitare baroque. Il est actuellement professeur à la Schola Cantorum à Bâle, en Suisse.
Programme :
Sur la guitare baroque, les chœurs (association de deux cordes jouées simultanément) sont au nombre de cinq. L'accord très spécial (sans basse) permet de faire « tourner la musique » et parfois d'évoquer la pluie...
• Gaspar Sanz (1640-1710) : Extraits du livre « Instruccion sobre la Guitarra Espanola » (Traité sur la guitare espagnole) – Saragosse (1674)
Trois thèmes espagnols
– Pavanas con Partidas al Air Espanol
– Folias
– Zarabanda
L'Europe en miniature
– La Esfachata de Nápoles
– La Miñona de Cataluña
– La Coquina Francesa
– Lantururú
– Canción
– Tarantela
Gaspar Sanz fut l'un des plus importants guitaristes et compositeurs de l'ère baroque. En 1674, il écrit son traité sur la musique espagnole pour guitare baroque, le plus complet de l'époque. On y trouve des variations sur des danses (passacaille, pavane, chaconne) et des variations originales sur des mélodies connues ou des modèles harmoniques de danses comme les marizapalos, les folias, les jacaras ou les canarios. Un autre groupe réunit des mélodies et danses populaires tels la sarabande, les canciones et le lautururu..
• Francisco Guerau (1649 – 1717/1722) : Extraits du recueil “del Poema Harmonico”, Madrid (1694)
– Passacalles del primer tono
– Canarios
On sait peu de choses de la vie du compositeur, guitariste et prêtre espagnol Francisco Guerau, qui vécut de la fin du XVIIe siècle au début du XVIIIe. Son recueil intitulé Poema harmonico contient vingt-sept pièces dédiées à la guitare baroque.
• António de Santa Cruz (XVIIe siècle) : Jacaras
Nous ne connaissons rien ni de la vie ni des activités professionnelles d'António de Santa Cruz. Nous ne lui connaissons à ce jour qu'un seul manuscrit de partitions. Jacaras en est l'une des pièces les plus connues.
• Gaspar Sanz (1640-1710) : Extraits du livre « Instruccion sobre la Guitarra Espanola » (Traité sur la guitare espagnole) – Saragosse (1674)
– Preludio o Capricho Arpeado
– Marizápalos
– Jiga
– Passacalles del segundo tono
– Canarios
• Christian Rivet : Hûdor pour guitare baroque seule (2011)
Christian Rivet, notre directeur artistique a souhaité composer une œuvre pour luth, en s'inspirant de l'eau et de ses miroirs. Il dédicace cette pièce à Hopkinson Smith. Cette œuvre sera interprétée en avant-première par Hopkinson Smith pendant le festival "Le vent sur l'arbre".
Lauréat de plusieurs concours internationaux, titulaire du Certificat d'Aptitude de guitare, chargé par le Ministère de la Culture de la préparation aux concours nationaux (D.E et C.A), Christian Rivet participe à des master-classes internationales, enseigne la musique de chambre et son instrument dans les conservatoires de la Ville de Paris. Fort de sa perception « originale » du monde, Christian Rivet nourrit sa passion pour les couleurs sonores et étudie avec autant d'intérêt la musique et la littérature.
En 1985, il obtient le Premier Prix de Poésie au concours international de la ville de Toulouse.
Compositeur, il compose notamment régulièrement des musiques originales pour le théâtre. Son dernier disque solo, « 24 Ways upon the Bells » enregistré sur des instruments du musée de la cité de la Musique a été reconnu meilleur album de l'année 2010 par Renaud Machart, critique au journal Le Monde.
Jeudi 4 août 2011
17h : église de Millay – Concert découverte
Plein tarif 10€ / tarif réduit 8€
Orchestre d’Harmonie
de Luzy
dirigé par Laurent Noguès
L'Orchestre d'Harmonie de la ville de Luzy Au-delà des artistes renommés ou en devenir, nous avons souhaité donner la parole aux musiciens locaux. Ainsi, le festival est l'occasion pour l'Orchestre d'Harmonie de la ville de Luzy de se confronter à un répertoire résolument baroque. Pour les quinze musiciens amateurs, c'est un challenge de se produire dans notre festival aux côtés de musiciens prestigieux. Ils travaillent sous la baguette de leur directeur Laurent Noguès. Leur effectif sera renforcé par quatre musiciens professionnels venus les soutenir pour l'occasion : Sébastien Smectala (Cor), Thomas Rollot (clarinette), Nicolas Zanlonghi (percussions) et Émilie Courant (flûte) et Grégory Roux (saxophone).
Laurent Noguès, titulaire du diplôme d'État de basson. En 1997, il obtient son Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Laurent Noguès a effectué de nombreux concerts au sein des orchestres suivants : Orchestre de Chambre de France, Orchestre Colonne, Concerts Lamoureux, Concerts Nivernais, Orchestre Pasdeloup, Orchestre Philharmonique de Radio France. Il a joué sous la direction de Sir Colin Davis, Leon Fleisher, Schlomo Mintz, David Robertson, Pascal Rophé, Scott Sandmeyer, Ernst Vonk et Jean-Pierre Wallez. Il a obtenu son prix de direction d'orchestre auprès de Nicolas Brochot à l'Ecole Nationale de Musique d'Evry en 2008 et son diplôme d’état de direction d’orchestre spécialité orchestre symphonique en 2009. Il dirige l’ensemble Ad Libitum lorsque celui-ci se produit en formation symphonique. Depuis 2009, il est le chef permanent de l’Orchestre d’Harmonie de Luzy et celui de l’Orchestre du Pays Bourgogne Nivernaise.
Programme :
• Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : La danse des sauvages ou danse du grand calumet
Jean-Philippe Rameau a composé cette musique pour évoquer les Indiens d'Amérique. Il les imagine tranquilles, vivant dans la nature, fumant leur calumet de la paix, ignorant la violence de la société. Ici, le mot « sauvage » n'est pas péjoratif. Rameau crée une première version pour clavecin puis une nouvelle version pour orchestre et chanteur pour son opéra-ballet « Les Indes Galantes ».
• Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Water Music
Water Music est l’une des compositions les plus connues de Georg Friedrich Haendel. Même si la date de composition et ses circonstances en restent imprécises, il est vraisemblable que cette musique ait été jouée lors du voyage sur la Tamise du roi Georges Ier le 17 juillet 1717. Une barque, contenant près de 50 musiciens, accompagnait alors le navire royal. L'œuvre est représentative d’un style de musique d’apparat.
• Jacob de Haan (1959-...) : Bliss
Compositeur néerlandais essentiellement pour Orchestre d'Harmonie, Jacob de Hann réside à Rotterdam. Connu dans le monde entier, il est fréquemment sollicité en tant que membre de jury de concours internationaux mais aussi comme chef invité pour diriger des programmes de concerts consacrés à ses œuvres. Il compose Bliss dans les années 1990.
• Bedrich Smetana (1824-1884) : Vltava
Bedřich Smetana compositeur tchèque, est célèbre pour son poème symphonique « Vltava » (la Moldau en allemand), le second d'un cycle de six intitulé « Má Vlast » (Ma patrie). Vltava (prononcer "veltava") est le nom de la rivière qui traverse Prague et une grande partie de la Bohème avant de rejoindre l'Elbe dont elle est un affluent. Après une évocation des deux sources qui forment la Vltava, le thème principal apparaît : suivent ensuite des tableaux évoquant les bois, les danses paysannes (rythme de polka) et les nuits magiques de la Bohême. L'agitation de l'orchestre reflète les chaos que traverse la rivière, avant son arrivée majestueuse à Prague.
• Thomas Doos (1966-...) : Pirate Ouverture
Thomas Doss, compositeur autrichien est chef permanent de l’Orchestre National de Quedlinburg en Allemagne. Il est souvent invité comme chef et membre de jurys. Il participe activement à la formation des directeurs d’Orchestres d’Harmonie de Haute-Autriche et enseigne la direction d’orchestre à l’Institut de Musicologie de l’Université de Vienne. Parallèlement à ses activités de chef d’orchestre, il mène une brillante carrière de compositeur. Thomas Doss est l’auteur de nombreuses œuvres pour diverses formations instrumentales, dont l’Orchestre d’Harmonie. Il compose « Ouverture » en 2001.
• William Byrd (1540- ...) : The Earl of Oxford 's March
William Byrd (1540-1623) est un compositeur anglais de la Renaissance qui a exploré une grande partie des styles de l’époque, notamment la polyphonie, la musique pour clavier et la musique de chambre.
• Jan de Haan (1959-...) : Te Deum
Jan de Hann, pluri-instrumentiste, met de coté sa carrière de professeur et de concertistes pour se consacrer à la composition. Il est particulièrement connu et reconnue pour ses compostions pour Orchestre d'Harmonie.
Jeudi 4 août 2011
21h : église de Millay – Concert
Plein tarif 16€ / tarif réduit 12€
Louise KWON, Jérôme VOISIN & Romain GUYOT Clarinettes et Cor de basset
Louise Kwon est née à Séoul en Corée du Sud. Elle commence ses études musicales par le piano et le violon à l’âge de 4 ans puis se consacre définitivement à la clarinette à partir de 16 ans. Elle vient en France en 2002 et étudie au CNR de Paris dans la classe de Richard Vieille où elle obtient en 2005 deux premiers prix en clarinette et en musique de chambre. Elle étudie ensuite au Conservatoire Royal de Bruxelles dans la classe de Ronald Van Spaendonck. Résidente en France, elle partage actuellement son temps entre les concerts de musique de chambre et l’enseignement.
Jérôme Voisin se produit dans de nombreux festivals aussi bien en France qu'à l'étranger ainsi que sur France Musique. Après avoir occupé le poste de clarinette basse à l'Orchestre Philharmonique de Radio France depuis 1996, il est nommé 1ère clarinette solo de ce même orchestre en 2006. Depuis plusieurs années, il est également invité à jouer la clarinette solo et la clarinette basse au sein du Mahler Chamber Orchestra et travaille ainsi sous la direction de Claudio Abbado, Daniel Harding, Trevor Pinnock, Tugan Sokhiev.
Romain Guyot remporte en 1996 – premier nommé – les prestigieuses Young Concert Artists International Auditions à New York, distinction qui le conduit à travers les Etats-Unis et le Japon en soliste et en récital. « Sa sonorité de rêve, son phrasé lié par un souffle immense, son articulation de belcantiste le placent aux côtés des plus grands interprètes.» (Le Monde). Romain Guyot compte en effet parmi les plus grands clarinettistes au plan international.
Programme :
• Wolfang Amadeus Mozart (1756-1791) : Airs de la flûte enchantée et de Don Juan pour 3 cors de basset
Mozart était très sensible aux instruments à vent, et particulièrement à la clarinette. Le cor de basset provoqua chez lui un véritable engouement. La première utilisation par Mozart du cor de basset date de 1781. C'est pour la Sérénade KV361 n°10 en si, dite « Gran partita », qu'il utilise 13 instruments à vent dont deux clarinettes en si et deux cors de basset. Le mélange des deux timbres donnera lieu à une alchimie et à un certain nombre de combinaisons très douces. Cette utilisation est un succès. Mozart utilisera le cor de basset dans la plupart de ses pièces de musique de chambre pour instruments à vent.
• Igor Stravinsky (1882-1971): Trois pièces pour clarinette seule
Écrites en 1918, au sortir de la guerre, les trois pièces pour clarinette seule extrêmement brèves marquent par leur pureté. A cette période, Stravinsky (1882-1971) s'affranchit de l' école orchestrale russe pour suivre sa propre voix « néo classique ».
• Günter Schuller (né en 1925) : duo sonata pour clarinette et clarinette basse (1949)
Gunther Schuller, né à New-York commence à composer dès les années 40. On retrouve dans ses œuvres les influences de Schönberg, Babitt et Stravinski mais aussi celle du jazz. Il participe d’ailleurs en 1949, comme corniste au nonette de Miles Davis, l’orchestre phare du cool jazz. Compositeur assez inclassable, il est en fait surtout connu comme principal initiateur, avec John Lewis du « troisième courant » (« Third stream »), tentative de fusion entre la musique classique et le jazz.
• Francis Poulenc (1899-1963) : Sonate pour deux clarinettes (1918)
Lorsqu'il compose sa sonate pour clarinette en 1918, Francis Poulenc n'a que 19 ans. Or elle témoigne déjà d'une maîtrise de la technique des instruments à vent chère au compositeur.
• Jörg Widmann (né en 1973) : Fantaisie pour clarinette solo (1993)
Clarinettiste et compositeur allemand reconnu né à Munich, Jörg Widman a composé à ce jour plus de soixante œuvres tant pour la musique de chambre que pour la musique concertante ou vocale et instrumentale. La fantaisie pour clarinette est la première de ses compositions.
• Pierre Boulez (né en 1945) : Domaines pour clarinette solo joués simultanément à deux clarinettes (1968)
Domaines représente aujourd'hui l'une des œuvres phares du XXe siècle. Cette étonnante composition se structure en deux grandes parties « original et miroir ». Deux années après sa création, Boulez l'adapte pour cinq entités instrumentales et une clarinette.
• Gérard Grisey (1946-1998) : Charme pour clarinette seule (1969)
La musique de Gérard Grisey (1946-1998) est souvent considérée comme appartenant au genre de la musique spectrale (qui s'appuie sur le timbre comme élément important de la structure musicale). Il a passé une grande partie de sa carrière à explorer le spectre de la couleur de tonalité entre les harmoniques et le bruit. En outre, il était fasciné par les processus musicaux qui se déroulent lentement, et il a fait du temps musical un élément majeur de beaucoup de ses pièces.
• Wolfang Amadeus Mozart (1756-1791) :
Divertimento pour 3 corps de basset
– Allegro
– Menuetto
– Adagio
– Manuetto
– Rondo
– Allegro
Mozart utilisera le cor de basset dans la plupart de ses pièces de musique de chambre pour instruments à vent. L'apothéose de sa passion pour cet instrument se trouve d'une part dans son divertimento pour 3 cors de basset mais aussi dans son œuvre ultime, son requiem inauguré par un duo de cors de basset.
Vendredi 5 août 2011
15h : cinéma de Luzy – Concert découverte
Plein tarif 10€ / tarif réduit 8€
ORANGE INDIGO
Emmanuel PORNIN (Guitare), Oliver PORNIN (Violon), avec la participation de Francis Perdreau (contrebasse)
Un duo, deux frères, vingt ans de groupes en commun, un répertoire de compositions originales autour du Tango. Orange Indigo, créé en 2008, propose une musique de concert où se mêlent improvisations et musique d'origine Sud Américaine. Orange Indigo vous plonge dans un univers aux rythmes et aux sentiments contrastés : un spectacle évocateur d'images, de couleurs, d'histoires,
où les tableaux sonores se mêlent à des « petits drames musicaux »
Programme :
– Preparens de Astor Piazzola
– Manouchka de Olivier Pornin
– Journée de tristesse de Olivier Pornin
– Les grinchements de Oliver Pornin
– Roméo et juliette de Olivier Pornin
– La colère de Olivier Pornin
– Le calme après la tempête de Olivier Pornin
– Ciguë si grave de Olivier Pornin
– Jeu de séduction de Olivier Pornin
– Tango balkanik de Olivier Pornin
– El fin del mundo de Astor Piazzolla
– Danse du chat bleu de Olivier Pornin
– Alice aux pieds vermeils de Olivier Pornin
– Pas de tango de Olivier Pornin
– Todo fué de Astor Piazzolla
Vendredi 5 août 2011
17h : cinéma de Luzy – Film
Plein tarif 5€ / tarif réduit 3€
Alexandre
Nevski
de Sergueï Eisenstein,
musique de Sergueï Prokofiev
Le film retrace un événement phare de l'histoire russe au XIIIe siècle : l'opposition d'Alexandre Nevski à l'invasion du pays par les chevaliers teutoniques et notamment la bataille du lac PeÏpous, «bataille sur la glace» qui mit fin à leur expansion orientale. À l'heure où menace le nazisme, la lutte vaillamment menée et la victoire obtenue brillamment par le jeune prince contre les teutons au XIIIe siècle vont prendre valeur d'idéal patriotique.
La partition totale, pour chœur et orchestre de studio, comprend 21 sections qui sont autant de contrepoints musicaux aux images du film. Le cinéaste travaille sur la relation entre l'image et le son pour définir l'expressivité de ses acteurs ou la virtuosité des mouvements de foule. Le musicien tire parti de l'expressionnisme des images d'Eisenstein. Les images inventent la musique : Prokofiev ne trouve la sonorité du petit orchestre de la bataille que lorsque Eisenstein montre exactement ce qu'il veut en tournant la scène. La musique invente les images : si Prokofiev a une idée arrêtée sur l'avancement de sa musique, Eisenstein modifie sa prise de vue. Cette symbiose entre deux génies créateurs trouve son aboutissement dans la fantastique « Bataille sur la glace », qui voit la victoire de Nevski sur les Teutons.
Vendredi 5 août 2011
20h : église de Millay – Entretiens
Entrée gratuite
Thomas Bloch et Christian Rivet interviewés par
Claude Hermann
L'eau et ses miroirs, poésie et compositions
Christian Rivet est poète, compositeur, interprète. Thomas Bloch est compositeur interprète d'instruments rares. L'eau est source d'inspiration, elle joue au jeu du miroir et leur renvoie l'un et l'autre à leur proposition respective : points de vue échangés, quelques notes, des ondes et des reflets.
Interviewés par Claude Hermann
Petite-fille de facteur d'orgues, Claude Hermann est angliciste de formation et travaille sur la musique baroque anglaise depuis trente ans. Journaliste et femme de radio, auteur d'une biographie de Henry Purcell chez Actes Sud, elle est également conférencière et conseillère artistique.
Vendredi 5 août 2011
21h : église de Millay – Concert
Plein tarif 16€ / tarif réduit 12€
Thomas BLOCH
Glassharmonica et
ondes Martenot
Ce concert est soutenu par le
Crédit Agricole Centre-Loire
Thomas Bloch, musicien français, est reconnu comme l'un des interprètes majeurs d'instruments rares : ondes Martenot, glassharmonica et cristal Baschet, aussi bien dans le domaine de la musique classique, que de la musique contemporaine et expérimentale, de l'opéra, de l'improvisation, de la chanson, le rock, le théâtre, la musique de film, la danse, la world music. Professeur d'ondes Martenot au Conservatoire de Strasbourg depuis 1992, il est aussi directeur artistique du Festival d'Evian et du Festival Glass Music International (Cité de la Musique, Paris, 2005).
Le Glassharmonica (harmonica de verre) est inventé par Benjamin Franklin en 1761. C'est grâce à l'eau que cet instrument fonctionne : composé de bois, cristal et verre, le verre se met à vibrer lorsqu'on y applique les doigts de la main préalablement mouillés.
Les Ondes Martenot : instrument de musique électronique inventé par Maurice Martenot en 1918 et présenté au public en 1928. Instrument monodique à oscillateur électronique, il se joue à l'aide d'un clavier et se caractérise par des sonorités particulières, dont la plus connue, proche de la sinusoïde, évoque selon certains des voix « venues d'ailleurs ». On peut considérer qu'il s'agit de l'un des plus anciens instrument de musique électronique, avec le thérémin, qui lui se joue sans clavier, et a été mis au point par le Russe Léon Theremine en 1919.
Programme :
• Edward Mickael : chant de la lune qui a retrouvé son reflet et se contemple dans l'eau
• André Jolivet : Cadence
• Jean René Combes : Atalyante
• Thomas Bloch : Formule
• Olivier Touchard / Thomas Bloch :
– Myotubes 2
– Euplotes 2
– Phagoctose
œuvre primée au Festival Mondial de l’Image sous marine
d’Antibes 1990
• Etienne Rolin : Benjamin's flash
• Michel Redolfi : Mare Teno
• Bernard Wisson : Mais si, robert
• Jean-François Zygel / Philippe Berrod / Thomas Bloch :
Nébuleuse Engloutie
• Chick Corea : Crystal silence
• Wolfgang Amadeus Mozart : Adagio K.356
• Michel Redolfi : Quelques songes sur pont suspendu
avec la voix enregistrée de Michael Lonsdale
• J.J.S. von Holt Sombach : 1ère suite
• Michel Redolfi :
– Loste vessel
– diving machine
– starfish
• Thomas Bloch :
Les quatres éléments : – l'eau
avec la voix enregistrée du sopraniste Jörg Waschinski
Samedi 6 août 2011
16h : église de Semelay – Visite Guidée
gratuit
L'église de Semelay, site clunisien
avec Sabine NIVOT
La datation de l’église de Semelay n'est pas aisée. On peut néanmoins penser qu’elle fut élevée à la fin du XIe siècle – début XIIe siècle. Bien qu’il ne nous reste plus aucune trace des bâtiments conventuels, malgré l’effondrement de la première travée de la nef et du portail en 1781 et la consolidation, en 1820, des murs gouttereaux qui rendit aveugle la deuxième rangée de fenêtres, l’église garde son caractère roman dans le pur style clunisien avec l’ensemble de ses baies et de son impressionnante décoration sculptée, épargnée par l’Histoire : 40 chapiteaux alliant visages intrigants et symboles végétaux, 40 bases de piliers ornementées de décors tous différents, 4 pilastres aux moulures variées.
Les trois nefs, les bas-côtés peu débordants, le chœur et l’abside à trois fenêtres forment une harmonieuse beauté. Sur le carré du transept s’élève une tour massive et quadrangulaire, dont l’étage supérieur présente sur ses quatre faces une baie romane géminée.
Samedi 6 août 2011
17h : église de Semelay – Concert découverte
Plein tarif 10€ / tarif réduit 8€
Marina PIZZI – Marion JULIEN
piano
Ce concert est soutenu par les Pianos Croses (Macon)
Marina Pizzi est née en septembre 1987. Elle commence l'apprentissage du piano à 7ans. A 12 ans, elle donne son premier récital, puis entre au conservatoire d'Orléans dans la classe de Françoise Thinat. Son cursus se termine par une médaille d'or, mention très bien à l'unanimité du jury à 14 ans. Actuellement, elle est élève au Conservatoire Nationale Supérieur de Musique de Patris dans la classe de Roger Muraro.
Marion Julien après avoir travaillé avec Louis-Claude Thirion et Gilles Bérard au Conservatoire national de région de Boulogne-Billancourt, est aujourd'hui élève de Roger Muraro au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle est lauréate de plusieurs concours nationaux et internationaux.
Programme :
• Gabriel Fauré (1845-1924) : Barcarolle n°3 (1885)
Gabriel Fauré compose ses barcarolles dans un dépouillement volontaire, une simplicité orchestrée. Cette simplicité reflète l’affranchissement progressif de Fauré à l’égard des règles académiques de composition, pour toucher au plus près de l’expression pure du sentiment dépeint.
• Claude Debussy (1862-1918) : Jardins sous la pluie (1903)
« Jardins sous la pluie » est une des trois pièces composant « Estampes », première œuvre pianistique majeure de Debussy, qui définit son style et annonce les Préludes à venir. Dans Estampes, c'est une palette de sonorités inconnues que découvre l'auditeur, à la fois douce, poétique, expressive et dénuée de tout maniérisme. La pièce est composée de deux comptines populaires, Dodo, l'enfant do et Nous n'irons plus au bois, thèmes mêlés aux notes transposant les gouttes de pluie et les chants des oiseaux.
• Frédéric Chopin (1810-1849) : Barcarolle (1846)
Le mot Barcarolle signifie littéralement chanson de bateau. La barcarolle est une forme musicale ternaire évoquant le mouvement lent des gondoles vénitiennes. La Barcarolle de Frédéric Chopin évoque l'univers romantique de Venise.
• Franz Liszt (1811-1886) : Les jeux d'eau à la Villa d'Este (1877)
Les jeux d'eau à la Villa d'Este est l'une des pièces les plus virtuoses de Liszt jamais écrite. C'est un vrai poème symphonique pianistique. Liszt y évoque, par différentes techniques, l'eau qui jaillit de la source...
• Olivier Messiaen (1908-1992) : Le merle noir (1988)
Messiaen était intéressé par l'ornithologie et plus particulièrement par les performances vocales des oiseaux. Bien que n'étant pas sa première œuvre à intégrer des chants d'oiseaux stylisés, « Le merle noir » a été la première à être fondée principalement sur le chant d'un oiseau. Elle préfigure plusieurs œuvres issues de cette même inspiration.
• Franz Liszt (1811-1886) :
"Saint François de Paule marchant sur les flots" 1859)
«Saint François de Paule marchant sur les flots» fait partie de la deuxième année du cycle des « Les années de pèlerinage » et évoque l'Italie. Les œuvres qui la composent sont particulièrement profondes et littéraires, souvent inspirées par les mouvements de l'eau. Elles sont techniquement très difficiles à exécuter.
• Claude Debussy (1862-1918) – piano à quatre mains :
– Petite Suite (1989)
Trois Épigraphes antiques (1914) extraits de Six Épigraphes antiques) :
– Pour invoquer Pan, dieu du vent d'été
– Pour l'Egyptienne
– Pour remercier la pluie au matin
Le piano occupe une position centrale dans les compositions de Claude Debussy, lui même pianiste. Claude Debussy est considéré aujourd'hui comme un précurseur de la musique contemporaine : harmonies flottantes et chatoyantes, mélodies aux contours non définis, large échelle des nuances, subtilité des rythmes.
Samedi 6 août 2011
21h : église de Millay – Concert
Plein tarif 16€ / tarif réduit 12€
Roger MURARO
Piano
Roger Muraro est né en 1959 à Lyon. Il commence ses études au Conservatoire de Lyon et poursuit au Conservatoire national Supérieur de Musique de Paris en 1977 dans la classe d'Yvonne Loriod. Il y obtient des premiers prix de musique de Chambre (1980) et de Piano (1981).
Grand Prix des Concours Internationaux Tchaikovski (Moscou) et Franz Liszt (Parme, Italie), Roger Muraro est considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands interprètes de l'oeuvre d'Olivier Messiaen. La virtuosité qui émane du jeu de Roger Muraro sur scène est totalement liée à la générosité de son discours musical. Ses concerts dans le monde entier sont salués par la critique, écoutant en lui un artiste pur, un coloriste émouvant d’une virtuosité impressionnante..
Programme :
• Franz Liszt (1811-1886) :
– La chapelle de Guillaume Tell
– Au bord d'une source
« Au bord d'une source » et « La chapelle de Guillaume Tell » font partie d'un cycle de trois années : « Les années de pèlerinage » composé par Franz Liszt. Les œuvres qui la composent sont particulièrement profondes et littéraires, souvent inspirées par les mouvements de l'eau. Elles sont techniquement très difficiles à exécuter. « La chapelle de Guillaume Tell » et « Au bord d'une source » font partie de la première année du cycle : La Suisse.
• Claude Debussy (1862-1918) : Images - livre 1
Les Images composées par Claude Debussy sont deux cycles de trois pièces pour piano, écrits respectivement en 1905 et 1907. Les images illustrent un nouveau mode d'écriture pour le piano dans lequel les mélodies et l'accompagnement sont totalement imbriqués.
I. Reflets dans l'eau : des accords et des arpèges expriment la fraîcheur des reflets du soleil dans l'eau.
II. Hommage à Rameau : pièce solennelle et grave, d'une écriture alors très nouvelle.
III. Mouvement : pièce très gaie qui préfigure la musique répétitive ou le Continuum de Ligeti.
• Olivier Messiaen (1908-1992) : Le Baiser de l'Enfant-Jésus
Le langage musical d'Olivier Messiaen ne peut vraiment être rattaché à aucune école particulière. Parmi les éléments caractéristiques de son langage, on trouve les chants des oiseaux qu'il enregistrait et transcrivait lui-même. "La musique est un perpétuel dialogue entre l'espace et le temps, entre le son et la couleur, dialogue qui aboutit à une unification : le temps est un espace, le son est une couleur, l'espace est un complexe de temps superposés, les complexes de sons existent simultanément comme complexes de couleurs. Le musicien qui pense, voit, entend, parle au moyen de ces notions fondamentales, peut dans une certaine mesure s'approcher de l'au-delà." (Olivier Messiaen).
• Hector Berlioz (1803-1869) :
Symphonie Fantastique opus 14
Transcription de Franz Liszt (1811-1886)
Œuvre rare en concert comme en disque, la « Symphonie fantastique » de Berlioz, transcrite au piano par Liszt fait partie de ces partitions parmi les plus complexes d'un point de vue technique et des plus riches en terme de sonorités.
Consultez la version papier
du programme en ligne cliquez ici